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L'autre regard
11. mai
2014
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SOTRA la désillusion abidjanaise

sotraIl  y a quelques temps  la SOTRA (Société des Transport d’Abidjan) a annoncé l’arrivée de 500 nouveaux bus  dans son parc auto, pour le grand bonheur des usagers. S’il est vrai que le nombre de 500 bus est vraiment impressionnant  pour l’abidjanais ordinaire, il faut le dire tout net : nous ne nous attendions à un service quatre étoiles de la part de la SOTRA.

En effet ce n’est pas la première fois que le parc auto de la SOTRA est enrichi, au contraire depuis deux décennie l’on assiste régulièrement à un renflouement de son parc auto  sans que ses services n’en soient pour autant améliorés ; mais pour cette fois, avec la nouvelle direction installée par les nouveaux gouvernants, nous pensions que les choses seraient différents, mais que constatons-nous ?

Pour commencer, les bus promis à la population abidjanaise sont bien arrivés. On a pu les contempler, ils étaient neuf et beaux  aux couleurs et à la bannière de la SOTRA. Mais moins de trois(3) mois plus tard,  les pannes à répétition de ces « nouveaux bus » nous ont permis de constater que derrière le beau vernis se cachaient en réalité de vieux tas de ferrailles.

Ensuite, nous croyions qu’avec 500 bus de plus,  les irrégularités et le manque de bus aux différents quais ne seraient qu’un mauvais et un lointain souvenir ; mais que nenni,  au contraire on a plutôt l’impression que l’arrivée de nouveaux bus est une malédiction pour ceux qui utilisent fréquemment ces moyens de transports car malgré le renflouement très significatif de la SOTRA en terme bus les usager abidjanais continuent à faire le pied de grue parfois pendant plus deux heure aux différents quais et arrêts.

Outre la ponctualité et la régularité des bus de la SOTRA qui laisse à désirer, il semble  que les « les nouveaux bus » de la SOTRA  conçut par et pour les  hollandais n’ont pas pu être adapté  au climat de nos tropiques avant d’être livré car la chaleur qui règne à l’intérieur de ces bus est plus qu’insupportable !

Au fait, il faut dire qu’il est vraiment difficile  de comprendre la SOTRA sur les services qu’elle offre ;  dire que ses services sont de mauvaises qualités serait un euphémisme, paradoxalement au grands moyens dont elle dispose.

Au vu de tout cela, il est plus que légitime de se poser les questions suivantes ? Qui ou qu’est-ce qui est donc responsable de la médiocrité des services rendu par la SOTRA ?

Serait-ce l’incompétence de l’équipe managériale de cette structure publique ?

Ou plutôt les employés de la dite structure qui ne se tuent pas à la tache comme il se devrait ?

Une chose est sure, quelque soit le ou les responsables, ceux qui paient les pots cassés c’est nous : les clients de la SOTRA

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07. mai
2014
Non classé
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Une farce abidjanaise nommée SOTRA

sotraIl  y a quelques temps  la SOTRA (Société des Transport d’Abidjan) a annoncé l’arrivée de 500 nouveaux bus  dans son parc auto, pour le grand bonheur des usagers. S’il est vrai que le nombre de 500 bus est vraiment impressionnant  pour l’abidjanais ordinaire, il faut le dire tout net : nous ne nous attendions à un service quatre étoiles de la part de la SOTRA.

En effet ce n’est pas la première fois que le parc auto de la SOTRA est enrichi, au contraire depuis deux décennie l’on assiste régulièrement à un renflouement de son parc auto  sans que ses services n’en soient pour autant améliorés ; mais pour cette fois, avec la nouvelle direction installée par les nouveaux gouvernants, nous pensions que les choses seraient différents, mais que constatons-nous ?

Pour commencer, les bus promis à la population abidjanaise sont bien arrivés. On a pu les contempler, ils étaient neuf et beaux  aux couleurs et à la bannière de la SOTRA. Mais moins de trois(3) mois plus tard,  les pannes à répétition de ces « nouveaux bus » nous ont permis de constater que derrière le beau vernis se cachaient en réalité de vieux tas de ferrailles.

Ensuite, nous croyions qu’avec 500 bus de plus,  les irrégularités et le manque de bus aux différents quais ne seraient qu’un mauvais et un lointain souvenir ; mais que nenni,  au contraire on a plutôt l’impression que l’arrivée de nouveaux bus est une malédiction pour ceux qui utilisent fréquemment ces moyens de transports car malgré le renflouement très significatif de la SOTRA en terme bus les usager abidjanais continuent à faire le pied de grue parfois pendant plus deux heure aux différents quais et arrêts.

Outre la ponctualité et la régularité des bus de la SOTRA qui laisse à désirer, il semble  que les « les nouveaux bus » de la SOTRA  conçut par et pour les  hollandais n’ont pas pu être adapté  au climat de nos tropiques avant d’être livré car la chaleur qui règne à l’intérieur de ces bus est plus qu’insupportable !

Au fait, il faut dire qu’il est vraiment difficile  de comprendre la SOTRA sur les services qu’elle offre ;  dire que ses services sont de mauvaises qualités serait un euphémisme, paradoxalement au grands moyens dont elle dispose.

Au vu de tout cela, il est plus que légitime de se poser les questions suivantes ? Qui ou qu’est-ce qui est donc responsable de la médiocrité des services rendu par la SOTRA ?

Serait-ce l’incompétence de l’équipe managériale de cette structure publique ?

Ou plutôt les employés de la dite structure qui ne se tuent pas à la tache comme il se devrait ?

Une chose est sure, quelque soit le ou les responsables, ceux qui paient les pots cassés c’est nous : les clients de la SOTRA

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19. févr.
2014
Non classé
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La bande d’ordures

Quelle belle journée, n’est-ce pas ? Elle donne envie de se balader à travers la ville, d’aller dans un bon restaurant ou à la piscine, faire du shopping … alors apprêtez-vous, je vais vous faire visiter ma ville, Abidjan. Abidjan la belle, Abidjan la radieuse, la bouillante, la perle des lagunes …en tout cas ce ne sont pas les superlatifs qui manquent pour qualifier cette ville fantastique située au sud de la Côte d’Ivoire,  poumon économique de ce pays d’Afrique de l’Ouest. Suivez-moi je vous vais vous montrer tout ce qui caractérise ma superbe ville : les buildings du plateau (surnommé le Manhattan d’Afrique) les maquis à Yopougon et… oh mince ! Les ordures ! On ne pouvait pas les manquer celles-là ! On  ne peut pas faire 100 mètres sans en rencontrer un tas ou plutôt une montagne. Pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé de lutter, mais les résultats sont implacables : toutes les batailles contre les ordures se sont soldées par un échec.

Vous vous demandez certainement, comment est-il possible qu’aucun gouvernement n’ait pu réussir à mettre en place une politique efficace de gestion des ordures en Côte d’Ivoire, principalement dans la ville d’Abidjan ?

Tout porte à croire que le déclencheur de la grande production des ordures ménagères dans la ville d’Abidjan est l’augmentation effrénée et mal maîtrisée de sa population. Nul n’est sensé ignorer qu’après l’ indépendance pour des raisons aussi diverses que peu fondées, Abidjan a vu sa population croître à une vitesse vertigineuse.

Cet afflux massif de femmes et d’hommes vers Abidjan aurait dû alerter les autorités ivoiriennes d’alors sur les conséquences d’un tel exode dans les décennies futures. Elles se devaient de mettre en place une politique anticipatrice, novatrice et de longue durée de gestion des ordures en général, des ordures ménagères en particulier. Malheureusement, la politique d’anticipation n’est pas le fort des gouvernants ivoiriens surtout pour ce qu’ils considèrent comme de « petits problèmes ». Or l’ennui avec ce genre de « petits problèmes », c’est que lorsqu’ils sont négligés, ils ont tendance à se transformer en une grosse épine au pied de ceux qui les ont peu considérés ou de ceux qui en ont hérité.

Une épine, c’est ce que sont devenues les ordures ménagères aux  pieds de ceux qui ont eu pour mission de s’en occuper durant ces trente dernières années. Et il faut le dire tout net, ils ont manqué d’imagination, brillant surtout par leur incapacité à trouver une solution pour mettre fin au spectacle honteux qu’offrent les ordures ménagères dans les rues d’Abidjan.

Le plus scandaleux dans ce problème de gestion des ordures ménagères, c’est la même attitude de légèreté des différents gouvernements qui se sont succédé. Malgré les graves conséquences qu’il a pu et continue d’engendrer, à savoir dégradation de l’environnement et du cadre de vie des Abidjanais, les nombreuses épidémies dont il est le principal responsable, à l’exemple du  choléra qui a fait plus de 50 victimes en mi-mars 2012, les responsables politiques ont négligé la question. L’absence d’action d’envergure montre bien que pour nos gouvernants le problème des ordures est un problème secondaire qui ne mérite pas que l’on s’y attarde. Comme on aime à dire chez nous (et mettez-y l’accent ivoirien) « les ordures, c’est Blanc ça tue, ça tue pas Africain gros nez », c’est certainement pour ça qu’aucune véritable politique de gestion des ordures n’a été menée à ce jour.

Outre l’incompétence des différents ministres de la Salubrité, il faut dire que contrairement à la croyance populaire, les ordures sont une histoire de gros sous, donc attisent la convoitise de beaucoup d’hommes d’affaires dont certains sont parfois prêts à tout pour avoir les faveurs du ministère de la Salubrité urbaine. Ils n’hésitent pas à corrompre certains membres très influents de ce ministère, qui d’ailleurs est reconnu pour être depuis plusieurs années déjà l’un des ministères les plus corrompus du pays. Depuis un peu plus de vingt ans, il  est émaillé par différents scandales et soupçons de réception de pots-de-vin. Le dernier en date est l’affaire de l’appel d’offres qui a été suspendu par le président de l’Autorité nationale de régulation des marchés publics (ANRMP), et qui met en cause le cabinet de la ministre de la Salubrité d’alors, Anne-Désirée Ouloto dans une affaire de corruption.

On se rappelle qu’Anne-Désirée Ouloto allias maman bulldozer, ministre de la Salubrité urbaine, a de façon irrégulière octroyé le marché de la gestion des ordures ménagères dans le district d’ Abidjan, suite à un appel d’offres controversé à la société Satarem-Greensol.
Avec à la clé, des dessous de table de plusieurs millions de F Cfa.

Alors que la Société abidjanaise de salubrité (SAS), une société anonyme dont le capital est détenu à 65 % par la société belge Sirio Technologie et 35 % par l’Etat de Côte d’Ivoire, avait été créée pour régler ce problème chronique d’insalubrité de la ville d’Abidjan.

Satarem-Greensol, curieusement radiée en France, a en outre pour PCA, Salif Bictogo, frère aîné d’Adama Bictogo, membre du gouvernement et ministre de l’Intégration africaine.

Ironie du sort, celle qui faisait, il y a plusieurs mois, du tapage médiatique en se présentant comme la chevalière de la lutte contre les ordures ménagères, aujourd’hui, se retrouve elle-même sous les ordures de la corruption.

Une fois  » le scandale des ordures ménagères »  éclaté, les bulldozers ont été rangés au garage et on a plus entendu parler d’opération coup de balai. Quant aux ordures, elles  se dressent toujours aussi fièrement devant la population impuissante, et semblent narguer ceux qui hier criaient déjà victoire avant même de les avoir combattues.

Et en entendant les Ivoiriens espèrent et attendent toujours un messie de l’environnement qui trouvera la panacée à leur problème d’ordure, car comme on le dit au pays « découragement n’est pas ivoirien ».

 

les ordures d'abidjan

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05. nov.
2013
Non classé
11

L’autre miracle ivoirien

En Côte d’Ivoire, l’on publie rarement des statistiques, il faut dire que nous n’avons pas cette culture des statistiques contrairement à certains pays comme la France, où régulièrement  l’on publie un flot de statistiques, à savoir la cote de popularité du président de la République, le moral des ménages et le taux du chômage pour ne citer que ceux-là. Il va sans  dire que le taux de chômage publié le 12 juillet dernier dans mon pays est un évènement en lui-même, taux qui selon un rapport l’Agence d’Etudes pour la promotion de l’Emploi (Agepe) est de 9 ,4 % de la population active. Nous félicitons donc le gouvernement en place pour cette initiative d’introduire dans les mœurs des Ivoiriens cette culture des statistiques… enfin, en espérant que cette publication ne sera qu’un début et non une exception. Mais au-delà  de cette nouveauté instaurée par le gouvernement, que dire des chiffres publiés ?

Avant de nous prononcer cherchons d’abord les approches définitionnelles du mot chômage. Certains organismes comme le BIT(Bureau international du travail) considèrent comme chômeur toute personne de plus de 15 ans qui est sans emploi, qui est disponible et qui cherche activement du travail. Pour d’autres structures, le terme chômeur cumule en plus le fait que la personne est sous employée.

En Côte d’Ivoire, fin 2010 lors des campagnes pour l’élection présidentielle le candidat Allassane Dramane Ouattara, aujourd’hui chef de l’Etat affirmait que le pays comptait plus de quatre millions de chômeurs, soit près de 50 % de la population active. Il affirmait aussi que s’il était élu, il userait de ses compétences de grand économiste ainsi que de ces connexions au sein des institutions de Bretton Woods pour absorber le chômage dans une proportion d’environ 500 000 chômeurs par an. Quelques mois seulement après son accession au pouvoir,  il revoyait en baisse la capacité d’absorption de chômeurs de sa politique économique passant de 500 000 à 50 000.

Le chiffre de quatre millions de chômeurs a dû logiquement augmenter ces trois dernières années car après les élections il y a eu une crise post-électorale dont l’une des conséquences est la destruction de nombreux emplois. A cela il faut ajouter les nombreux jeunes diplômés sortis des grandes écoles et universités ces trois dernières années. Jeunes qui à cause du chômage s’adonnent très souvent à des activités informelles en attendant d’avoir un emploi en adéquation avec leur diplôme ou niveau d’étude.

Mais si l’on s’en tient aux récents chiffres du chômage publiés par l’Agepe,  les mots « chômage » ou  « chômeur » n’ont-ils plus le sens qu’ils avaient lors de la campagne de la dernière présidentielle ? En d’autres termes le gouvernement à travers  l’Agepe considère t-il un diplômé de BTS qui gère une cabine téléphonique ou une jeune diplômée de maîtrise qui vend de l’alloco comme des travailleurs alors que lors de la campagne présidentielle il considérait ces mêmes comme chômeurs ?

C’est évident, les chiffres publiés loin de refléter la réalité, semblent plutôt être le fruit d’un tour de passe-passe dont  nos dirigeants semblent garder jalousement le secret.

Après ces chiffres du chômage publiés, si la population ivoirienne n’a pas eu de réaction officielle, elle a cependant vivement réagi sur la blogosphère, exprimant sa désillusion et sa frustration face à un rapport sur le chômage  qu’elle considère comme une arnaque. Bref, ces chiffres du chômage publiés par l’Agepe sont tellement scandaleux que l’on se demande :

Qui a mené  l’enquête pour l’évaluation du taux de chômage ?

Comment  cette enquête  a-t-elle été effectuée ?

Quel est l’intérêt de  l’Agepe de publier des chiffres du chômage qui de toute évidence sont erronés ?

Le gouvernement a-t-il délibérément tripatouillé les vrais chiffres du chômage pour avoir bonne presse à l’extérieur ?

Le directeur général de l’Agepe les a-t-il falsifiés  pour faire du zèle auprès de sa hiérarchie ?

Ces  questions sont certes pertinentes, mais nous sommes bien réalistes ; avoir un jour les réponses relèverait du miracle. Or en Côte d’Ivoire ça fait longtemps que nous ne croyons plus au miracle.

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Osons regarder plus loin!

Auteur·e

L'auteur: jasmin

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